TEMOIGNAGES

J’ai quelque chose à dire, à écrire, un flash.
Qu’est-ce que je retire de cette fin de semaine d’autodéfense?
Je sais :  Cela a été un moyen, très concret de reconnaître mes forces, mes capacités.

Car depuis longtemps, depuis que je chemine dans l’inceste, vers la guérison, on dirait que je ne cesse de constater les vides créés par la violence, les agressions, le deni, le manque d’amour…

Les vides s’accumulent, les deuils aussi.  Et je pleure la désolation qui m’habite.

Mais voilà que surviennent des expériences comme celles-ci, où l’accent est mis sur les capacités que je possède en moi, sur des sensations que je ressens, qui me parlent, depuis toujours.  J’y découvre des moyens pour faire une place de choix à cette petite voix qui m’anime, me protège, me guide vers un mieux-être.

Je traverse cette expérience avec un sentiment de force que je porte en moi.  Je ne suis pas qu’une accumulation de vides.  Ma tête le savait sans le voir, ma bouche le disait sans y croire, mon corps le sentait à peine.

Merci à toutes ces femmes que je rencontre et qui me reflètent qui je suis.

Merci à moi d’être encore là !

ISA

ÉTEINTE

Comme un voleur, tu es venu
Subtilisant ma fierté, ma liberté
Et ma flamme s’est éteinte

Tu as trahi ma confiance
Incapable de pourvoir
À mes besoins d’enfance

Tu étais mon héros,
Mais tu m’as couvert de honte
Puis éteinte dans ce chaos

Tu as détruit tout notre amour
Jusqu’à ce que tu m’abuses
Et éteinte, je m’use

Je déambule, vide de sens
Une bombe au creux de mon enceinte
Enragée de me découvrir éteinte

Trop d’années sans espoir
Sans aucune forme d’espoir
Toutes mes forces éteintes

Dans mon désir de rallumer cette flamme
Et ma détresse la plus folle
J’ai trouvé les ailes de mon envol

Éteinte, je me suis trahie
Ignorant que je vibrais la vie
Il est temps, à ton tour, de te laisser éteindre

Véroflamme
28 sept 2004